Communiqué

Droits humains à l’ère numérique: Les pratiques dangereuses d’Orange en Afrique, peu de respect pour la loi.

Le classement mondial des plus grandes sociétés de télécommunications et d’internet du monde sur leurs engagements à mettre en place des politiques fondés sur le respect des normes internationales relatives aux droits humains a été publié par l’ONG américaine Ranking Digital Rights (RDR) au mois de Mai dernier à Paris lors du salon Viva Technology 2019. Selon le rapport 2018 de RDR, Orange n'a rien révélé sur la façon dont elle traite les requêtes gouvernementales visant à bloquer le contenu ou à restreindre les comptes d'utilisateurs,­ elle n'a pas non plus communiqué au sujet de ses procédures de sécurité internes afin d’assurer la sécurité des données des utilisateurs.

L’ARTP met fin aux pratiques anti-concurrentielles d’Orange sur le service de transfert d'argent et de paiement mobile

«­Sur décision du Régulateur, arrêt ce 08/07 du bonus Orange Money paiement marchand, factures, woyofal, rapido, transfert avec code ou international, retrait, OFMS­». Par ce SMS en date du 06 Juillet 2019, Orange Finances Mobiles Sénégal annonce à ses utilisateurs que l’ARTP lui interdit désormais d’offrir du bonus à ses clients pour toute opération de transfert d’argent ou de paiement mobile.

ENCADREMENT DES PROMOTIONS DES OPERATEURS PAR L’ARTP : ENFIN, UNE PRISE EN COMPTE DES INTÉRÊTS DES UTILISATEURS !!!

Au moment où les opérateurs de télécommunication, au premier rang desquels on retrouve Orange, égrènent leurs centaines de milliards de chiffres d’affaire, les utilisateurs peinent au quotidien et éprouvent d’énormes difficultés pour avoir des services de qualité à des tarifs abordables. En effet, malgré la baisse continue des tarifs de gros opérée par l’ARTP depuis 2014, les utilisateurs sont toujours dans l'incapacité de trouver une offre, en termes de prix et de service, adaptée à leurs besoins.

Les défaillances de la CDP invalident la transparence de l’élection présidentielle du 24 Février 2019. La démocratie en danger.

L’élection présidentielle au Sénégal s’est déroulée dans des conditions telles que l’issue du scrutin pouvait être présagé tellement des principes essentiels d’une élection libre et transparente tels que le secret du vote et la liberté du vote n’ont pas été à la base de l’expression citoyenne du 24 Février 2019 pour beaucoup d’électeurs.

En plus, des acteurs connus dont l’action influence directement l’élection, il y a une autorité, moins connue, qui constitue une des clés de tout système électoral dans une société démocratique à l’ère numérique­: la Commission de Données Personnelles (CDP).

ELECTION PRESIDENTIELLE DU 24 FEVRIER 2019: Le Big Data, l’arme secrète de Benno Bokk Yakaar sauva le Sénégal d’une coupure d’internet

Nous avions exprimés nos vives préoccupations sur une éventuelle censure de l’internet lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Aussi, avions nous travaillé au renforcement de la vigilance citoyenne et donné des conseils pour faire face à une telle situation. Et, les démentis du gouvernement à deux jours de l’élection n’ont fait qu’augmenter nos soucis sur cette question.

Au final, il n’y a eu aucune restriction sur internet.

Présidentielle 2019 : le numérique, grand oublié de la campagne électorale

Après une semaine de campagne, tous les candidats ont eu l'occasion d'exposer le cœur de leur programme. Et force est de constater que les débats laissent bien peu de place aux sujets consacrés aux enjeux colossaux du numérique. Tous les secteurs de la vie économique et sociale sont pourtant directement impactés par le numérique, mais cela ne semble guère intéresser­ les prétendants à la présidence de la République.

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